Missing and Murdered Indigenous Women Webinar

Missing and Murdered Indigenous Women Webinar

Date: Tuesday, March 20, 2018

Presented by: Cheryl Bagnall and Tamara Bernard, Ontario Native Women’s Association

Presentation: In this webinar, the Ontario Native Women’s Association (ONWA) will present on the topic of Missing and Murdered Indigenous Women (MMIW).  This presentation will speak to the issue of MMIW from an Indigenous Women’s perspective as both family and community members.  It will also inform on how ONWA does this work to support the families of Missing and Murdered Indigenous Women with a focus on the importance of ceremony and how it is a vital component of healing for families who have lost someone.

Bios:
Cheryl Bagnall
is an active community member of Bingwi Neyaashi Anishinaabe, which is located on the Eastern shores of Lake Nipigon in Northwestern Ontario, and is within the 1850 Robinson Superior Treaty area. For the past twenty years, she has worked with highly marginalized First Nation populations within the social service and health promotion sectors in a variety of capacities. Her current employment portfolio includes Building Aboriginal Women’s Leadership, Aboriginal Diabetes Education, Mental Health, Responsible Gambling, and Missing and Murdered Indigenous Women Programs. Cheryl is a Community Development Manager for the Ontario Native Women’s Association.  Cheryl’s educational journey includes an honours degree in both Sociology and Social Work from Lakehead University and is currently completing her Masters of Social Work from Wilfrid Laurier University and will graduate in the spring of 2018.

Tamara Bernard is from Kiasheke Zaaging Anishinaabek (Gull Bay First Nation). She is an experienced educator with demonstrated history of working in the higher education industry. She has been an Indigenous advocate for over 10 years and carries a wealth of experience and involvement within Indigenous relations across various communities, as a skilled public speaker, facilitator, consultant, researcher, and capacity builder. Her passion is to share stories and teachings to other people and has presented at TEDxTalks (titled: We are More than Murdered and Missing, 2016), academic conferences, regional strategic chief and council gatherings, and over 40 Indigenous communities across Canada. Tamara dedicated her research to her late great grandmother, Jane Bernard, (titled: We are More than Murdered and Missing, 2017) who was taken in 1966 along with Doreen Hardy. She employs Indigenous research methods to consider the ways that the media narratives and knowledge on MMIWG often focus on their deaths, when this approach takes away from their lived realities of these women and girls, whose impact on their families and communities are much more significant beyond the one violent event that took their lives. Tamara finally learned about her great grandmother as more than her death, which deconstructs the hegemony of westernized knowledge to emphasize the Indigenous woman story, derived from relationships established with Land, Place, Humans, and Spirit World. 

Tamara Bernard, ECE, Hon BA, MA, PhD Candidate is currently the ONWA Researcher and Education Policy Analyst as well as a Contract Lecturer and Research Assistant for Lakehead University.

Webinaire sur les Femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Présentation : Ce webinaire a porté sur les femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, du point de vue d’une femme autochtone. On y a expliqué comment l’Association des femmes autochtones de l'Ontario (AFAO) œuvre pour aider les familles des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, en insistant sur l’importance cruciale que revêtent les cérémonies dans la guérison des familles qui ont perdu un être proche.

Bios :
Cheryl Bagnall est un membre très impliqué de la communauté de Bingwi Neyaashi Anishinaabe, située sur la rive Est du Lac Nipigon dans le nord-ouest de l’Ontario et dans la région visée par le Traité Robinson Supérieur de 1850. Elle travaille depuis vingt ans, dans des fonctions diverses, avec des populations autochtones fortement marginalisées, dans les secteurs des services sociaux et de la promotion de la santé. Présentement, elle travaille plus particulièrement dans les domaines suivants : le développement du leadership chez les femmes autochtones, l’éducation sur le diabète au sein des populations autochtones, la santé mentale, le « jeu responsable », ainsi que les programmes sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Cheryl est responsable du développement communautaire auprès de l’Association des femmes autochtones de l'Ontario. Son bagage académique comprend un baccalauréat spécialisé en sociologie et en travail social de l’université Lakehead; elle achèvera au printemps 2018 une maîtrise en travail social de l’Université Wilfrid Laurier.

Tamara Bernard vient de Kiasheke Zaaging Anishinaabek (Première Nation de Gull Bay). Cette éducatrice expérimentée a longtemps travaillé dans le secteur de l’éducation supérieure. Elle défend les droits autochtones depuis plus de 10 ans et a accumulé une vaste expérience dans le cadre de son implication dans le domaine des relations entre les diverses communautés autochtones, en qualité de conférencière, d’animatrice, de consultante, de chercheure et d’intervenante en renforcement des capacités. Elle aime tout particulièrement partager ses connaissances et des récits, et elle a animé une présentation dans le cadre des TEDxTalks (sous le titre « We are More than Murdered and Missing, 2016 »). Elle a donné de multiples présentations lors de conférences académiques, de rencontres stratégiques régionales de chefs et de conseils, et dans plus de 40 communautés autochtones réparties sur tout le territoire canadien. Tamara a consacré sa recherche à son arrière-grand-mère, Jane Bernard (sous le titre « We are More than Murdered and Missing, 2017 »), disparue en 1966 avec Doreen Hardy. Elle s’appuie sur des méthodes de recherche autochtones pour étudier comment les comptes rendus et les faits relatés par les médias sur les FFADA, par leur tendance à se concentrer sur leur décès, passent sous silence le vécu de ces femmes et de ces filles et omettent donc de reconnaître l’impact significatif que celles-ci ont eu sur leur famille et leur communauté, bien au-delà de l’événement qui leur a coûté la vie. Tamara a pu recueillir des renseignements sur son arrière-grand-mère autres que ceux relatifs à son décès, déconstruisant ainsi l’hégémonie des connaissances occidentales pour renforcer le récit de la femme autochtone, qui découle du lien entre la Terre, l’Espace, les Humains et le monde de l’Esprit.

Tamara Bernard, ECE, Hon BA, MA, et candidate au doctorat, est présentement chercheure et analyse des politiques en matière d’éducation auprès de l’AFAO, ainsi que chargée de cours et assistante de recherche à l’Université Lakehead.